Gala de la Mobilité 2016 – Mathieu Zamanian – DG d’Education First
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Gala de la Mobilité 2016 – Mathieu Zamanian – DG d’Education First


Gala de la Mobilité 2016 Table ronde avec Mathieu Zamanian, Directeur Général d’Education First “La Mobilité dans la formation”. Mathieu Zamanian, quel parcours amène au secteur de la formation chez Education First ? On va parler mobilité ce soir. C’est quelques chose qui est encré dans mon parcours professionnel et puis personnel. Puisque effectivement, je suis d’origine Iranienne. Donc je suis arrivé en France à l’âge de 16 ans. J’ai beaucoup voyagé avant cela puisque j’ai vécu aux Etats-Unis à l’âge de 7 ans auparavant. J’ai toujours eu une carrière internationale et cette envie de voyager. Avant de rejoindre EF, j’ai vécu quelques années un peu en Asie, un peu aux Etats-Unis où j’avais mon entreprise et que j’ai développé sur le continent Américain et que j’ai cédé avant de rejoindre le groupe EF. Education First, pour parler de cette formation que vous pilotez. Cette mobilité dont on parlait avec Frédéric Bedin Est ce que cette mobilité du salarié qui a tout sur son portable, qui peut bouger avec tous ses fichiers C’est la théorie Pour vous, comment ca se traduit de retrouver le salarié pour le former. Je voulais juste revenir sur l’entreprise et cette mobilité. C’est très intéressant cette manière dont l’entreprise nouvelle opère. Nous, dans notre entreprise on a aussi cette mobilité puisqu’on est une entreprise internationale. On fonctionne vraiment de la même manière, on est très open space, on a pas de bureaux. On a pas mal de salles de réunions. On est dans la même logique On a ce que l’on appelle des bureaux virtuels. On a réalisé que la formation était au coeur et qu’il doit y avoir un changement culturel qui doit s’opérer. Il doit passer pas mal par la formation. Il y a des formations sur la mobilité qui existent. On apprend aux salariés comment se former, comment s’habituer à ces nouvelles technologies, comment appréhender la mobilité. Comment accepter le principe de changer de bureau. Nous ce que l’on fait au sein de l’entreprise, c’est que tous les 3 mois on change de bureau. Au départ c’était très difficile. Culturellement, c’était très difficile. Frédéric parlait tout à l’heure des photos de famille. C’est vrai qu’on a tous nos photos de famille. Les gens s’y opposaient en se demandant “Comment on va faire de tout ce qu’il y a sur notre bureau et comment on va les déplacer?” On s’est rendu compte que très rapidement, ca rentrait dans les moeurs et qu’on l’intégrait facilement. Donc sur la formation et la mobilité, il y a effectivement des formations sur la mobilité. Nous on s’est rendu compte que les entreprises qui étaient dans cet aspect de mobilité, notamment tout ce qui est entreprises internationales Nous on est une entreprise de formation linguistique. Et la langue qui est un élément clé pour la mobilité internationale. Les entreprises qui sont très internationale ont une approche par rapport à la formation qui est très bureautique. Beaucoup d’entreprises internationales en France accordent les formations avec autorisation du manager, l’accès à la formation est quand même difficile. C’est un coût pour l’entreprise. Et de plus en plus, on réalise que les entreprises internationales avec qui on travaillent ont un accès à la formation qui est comme un accès à Excel ou Word sur les ordinateurs. C’est à volonté. C’est à dire que la formation linguistique, c’est quelque chose qui est accessible par tout le monde, si ce n’est obligatoire. C’est très intéressant, car ici on a des Directeurs Financiers et des DRH. La formation est souvent perçu soit comme une récompense accordée aux bons salariés. Voir éventuellement utile pour l’évolution de ce salarié, mais ca coûte de l’argent. Vous dans les contacts que vous avez, vous percevez le fait que lorsqu’un salarié demande à être formé, il est déjà en mobilité dans sa tête ? Absolument, c’est ca qui est intéressant Toutes les entreprises sont de plus en plus internationales La mobilité est de plus en plus importante et va dans le sens de la mondialisation. La mobilité, elle passe par les salariés. Il faut que ce soit dans leur esprit et que ce soit accepté par les entreprises. On s’est rendu compte que l’ensemble des salariés qui demandent notamment une formation linguistique, ils sont déjà dans une démarche de mobilité. Soit une mobilité externe, parce qu’il y a des personnes qui font ca pour valoriser leur expérience professionnelle et peut-être rejoindre d’autres entreprises. Ou de la mobilité interne qui permet de passer dans une équipe internationale et autre Et si on ne leur accorde pas cette formation, on les perd ? Ils bougeront quoiqu’il arrive ! Donc autant accompagner ca. Est ce que vous pensez qu’il y a un effet psychologique? Je pense qu’il y a un effet psychologique effectivement. Le refus de formation peut avoir un effet psychologique sur la volonté et l’attachement de chaque salarié. On le disait, la mobilité c’est un mal français Ca dépend aussi du degrés de qualification des salariés, c’est vrai. Est ce qu’on peut persuader un salarié qui est dans l le nord de la France qu’il peut travailler dans le même groupe mais 300 km plus bas. C’est facile ? Parce qu’il faut passer les réticences d’un employé… Absolument, moi j’ai beaucoup travaillé à l’international. La France reste un petit pays quand on le compare aux Etats-Unis par exemple. Les Etats-Unis ont réalisé que leur pays qui est en réalité 50 pays. Demain un salarié qui est né à New-York, qui a étudié à Boston puis qui part dans le Texas et finit sa carrière dans le Texas c’est quelque chose d’assez commun. C’est quelque chose qui est assez commun, il l’adapte dans leur mode culturel avec lequel on a beaucoup de mal en France. Il y a Saint Lazare qui est facilement accessible. Cette personne a fait le trajet et il s’est rendu compte que ca le rallongeait de 15 minutes. Donc il annulé le rendez-vous. Donc il y a un travail à faire sur la mobilité. Il y a pas très longtemps, je voulais embaucher une personne qui habite à l’extérieur de Paris et en plus notre localisation est assez centrale. On valorise assez la maitrise des langues étrangères dans l’entreprise ? Voir la maitrise de langues maternelles que certains collaborateurs peuvent parler et qui ne sont pas forcément reconnus au quotidien ? On valorise assez la maitrise des langues étrangères dans l’entreprise ? Donc un dernier mot sur les langues et pour conclure, parce que c’est évidement l’un des outils de mobilité à l’international., Nous avons un bureau à Londres dans lequel se mélangent une cinquantaine de nationalités. Très souvent, on croise des groupes de personnes qui parlent pleins de langues différentes. En France, on travaille beaucoup avec des grands groupes qui sont très français, ils estiment que tout le monde doit parler français au sein de leurs bureaux. Alors qu’on peut très bien parler, l’Arabe, le Chinois, d’autres langues… Ce qui est très difficile en France C’est en train de changer de plus en plus mais ca reste quand même très rare. On avait commencé avec Frédéric Bedin en disant, tout ce qu’on est en train d’évoquer là, C’est lié aux nouvelles technologies qui le permettent. Evidemment, pour les formations aux langues c’a été un accélérateur formidable. On peut toucher le salarié partout sans être tributaire d’une salle de formation pour apprendre une langue. Absolument, l’activité d’EF va dans ce sens là La mobilité fait partie de l’ADN de l’entreprise Pour commencer, c’est une entreprise Suédoise qui a démarré il y a 50 ans. Et l’idée originelle, c’était d’envoyer les salariés dans différents pays pour apprendre les langues. On a commencé à les envoyer à Londres, et puis aujourd’hui on est sur une cinquantaine de pays. On a pas mal de langues qui sont enseignées au sein d’EF. Il y a quelques années, le fondateur a voulu absolument relier les professeurs. L’idée folle qu’il avait eu c’était de louer des bandes passantes sur les ondes satellites Pour pouvoir emmener les professeurs que l’on a partout dans le monde au sein des entreprises. On pouvait leur offrir l’accessibilité à la langue, 24h sur 24 On a eu de la chance, il n’a pas investit dans les satellites et on a eu l’internet. Et depuis on utilise internet. On peut fièrement dire que la plus grande école que l’on a, c’est notre école en ligne qui permet l’accessibilité à l’apprentissage de la langue 24h sur 24.. Merci beaucoup Mathieu Zamanian d’Education First.

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